eglise saint-pierre genval

HISTORIQUE DE LA PAROISSE

A la fin du XIXème siècle, Genval est un village brabançon aux maisons groupées autour de son église dédiée à Saint-Sixte. Près de la gare, très loin du centre, au lieu-dit Maubroux, il n'existe pratiquement qu'un ancien café restaurant, l'Hôtel de la Gare, et quelques rares constructions.

            Au début du XXème siècle pourtant, un lac artificiel est créé non loin de la gare, au bas du parc où se trouvent quelques maisons de maître. L'endroit devient un lieu de tourisme et de villégiature pour les Bruxellois. En même temps, les sources et les eaux de Genval se développent pendant que s'installent en 1904 les  “Papeteries de Genval” qui prennent une extension rapide sous l'impulsion d'Auguste Lannoye. Ainsi se développe le hameau de Maubroux. Des constructions nouvelles poussent rapidement et une population s'installe sur le site qui prend de plus en plus d'importance.

Nouvelle paroisse et nouvelle église

En 1921 une nouvelle paroisse se crée, la paroisse Saint-Pierre, distincte de la paroisse Saint-Sixte.

        Le fondateur des papeteries, Auguste Lannoye, décide, en 1923, de faire construire une église jouxtant le vieux café restaurant “A la Ville de Wavre” qu'il achète et transforme pour en faire un presbytère.
Qui fut l'architecte de l'église Saint-Pierre de Genval ?
Ce rôle est attribué à Auguste Lannoye. Mais, aucun document stipulant le nom de l'architecte n'a été retrouvé.
Il semble bien qu'Auguste Lannoye ait demandé à l'un des ingénieurs des Papeteries de Genval de dresser les plans de l'église.
Elle est conçue à la manière d'une architecture industrielle du début du 20e siècle.

         L'église, dont la structure est en béton armé, est la première du genre en Belgique. Elle est placée sous le patronage de saint Pierre, en souvenir du petit Pierre, fils du fondateur, parti prématurément le 16 juillet 1916 à l'âge de 5ans et demi.

Le campanile

Quant à la tour de l'église, c'est Auguste Lannoye qui, voyageant en Italie, a découvert un campanile dont la forme originale l'a séduit. Il l'a dessiné et voulu que la tour de l'église Saint-Pierre en soit une copie fidèle.

 

Les cloches

Le clocher est garni d'une horloge et de deux cloches de 450 et 650 Kg qui rythment la vie des alentours.
Ces cloches,  coulées  par le fondeur  O. Michaux  de Louvain, portent les inscriptions suivantes : 

Cloche de 650 Kg (vers la gare)

Je m'appelle Georgette
J'ai été baptisée en 1921
Mon parrain et ma marraine sont
Ernest et Marguerite Mals

Cloche de 450 Kg (vers le centre du village)

Je m'appelle Berthe
J'ai été baptisée en 1921
Mon parrain et ma marraine sont
François Tobu et Berthe Van Gits

Les vitraux

Le vitrail latéral sud est dédié à Ste Thérèse de Lisieux. Sa canonisation, le 17 mai 1925, suscite un grand mouvement de ferveur dans l'Église. Ce vitrail tout en finesse en est un beau témoin. Les armoiries de Pie XI et celles du Carmel y figurent en bonne place.
Les vitraux qui éclairent le choeur ont été réalisés par l'artiste belge Maurice Langaskens (1884-1946). Richement colorés, ils illustrent le thème de l'Eucharistie : le pain, le vin, l'Agneau pascal.
Les vitraux de la chapelle du Christ-Roi retracent la vie de Saint Augustin, patron de baptême d'Auguste Lannoye.

Pour plus d'infos sur les vitraux, cliquer ici

Les statues

La plupart des statues de l'église ont été réalisées par le sculpteur belge Edouard Nootens. (1899-1977). C'est le cas, en particulier de la Statue du Christ-Roi (chapelle latérale), de la statue de la Vierge et de celle de Saint Pierre qui domine le pignon de la façade de l'église. Cet artiste a réalisé en Belgique nombre d'autres sculptures telles que l'Agneau Mystique de la Basilique de Koekelberg, le buste de Félix Hap à Etterbeek, le Christ en Croix à la cathédrale des Saints Michel et Gudule...

L'orgue de Saint-Pierre de Genval.

L'orgue de l'église Saint-Pierre de Genval doit son existence à Jacques Lannoye qui le commanda en 1942 à la Manufacture d'orgue Delmotte de Tournai. Nous étions en pleine guerre mondiale et, malgré les difficultés d'approvisionnement en matériel, Maurice Delmotte réussit à construire un instrument de réelle valeur.

Il fut inauguré et bénit le 9 août 1942 à la grand-messe de 10 heures.

L'orgue compte 2 claviers manuels de 61 notes, un pédalier de 31 notes, 20 registres de jeux et un millier de tuyaux dont les sonorités couvrent la plus grande partie de l'échelle sonore perceptible à notre oreille.
Le timbre des jeux s'étend du Bourdon à la Trompette brillante et jusqu'au Plein jeu, en passant par des sonorités aux caractères variés. Cette diversité permet d'interpréter un registre musical fort étendu. Mais il fait surtout merveille dans le répertoire de musique romantique.

Vers les années 80, le professeur Luc Dupuis écrivait ceci : « On ignore complètement que l'église Saint-Pierre à Maubroux est dotée d'un orgue fort intéressant qui mérite toute l'attention des mélomanes et même des professionnels.
Cet orgue n'est pas aussi exclusif que beaucoup d'instruments. Il peut honorablement servir un éventail de musiques suffisamment ouvert pour séduire un large public. »

En maintes occasions, ses timbres chatoyants et chauds furent mis en évidence par des musiciens de haut niveau.

- Le 9 août 1942, jour de l'inauguration, le nouvel instrument fut mis en valeur lors d'un récital donné par René Tellier, professeur au Conservatoire de musique de Bruxelles.
- En 1987, Luc Dupuis, professeur au Conservatoire Royal de Mons et organiste conservateur du grand orgue du Chant d'Oiseau à Bruxelles, donna, sur l'orgue de Genval, un concert avec caméra-vidéo qui ravit les mélomanes les plus avertis.
- Le 22 septembre 1995, Léo Wirtz, alors titulaire des grandes orgues de l'église Saint Joseph à Ostende, donnait un concert à Genval avec violoncelle (Yvon cailloux), trompette (Philippe Michel) et la participation de « La Louette Saint Pierre » sous la direction de Paul Spies.

L'orgue de Saint-Pierre a été tenu par Walter Guns durant les années 40. Ensuite ce fut Alex Fanard qui fut organiste durant les années 50 et 60. Plus tard, et jusqu'en fin 1995, ce fut José Bercas. Les actuels titulaires sont David Selmeci, lauréat du Conservatoire de Bruxelles et Christian Nicolas.
Les étudiants des Académies de Musique de la région (classes d'orgue) viennent fréquemment s'y exercer.
La Fabrique d'église de Saint-Pierre de Genval veille chaque année à ce que l'instrument soit accordé par la firme « Delmotte ». Cet orgue rend ainsi de nombreux services au-dedans, comme au-dehors de la paroisse.

Paul Spies

 Évolution

           Le 15 avril 1925 le premier conseil de Fabrique d'église est constitué. Le 19 juin 1927, Monsieur Lannoye fait don à la Fabrique d'église des terrains et constructions : l'église et la cure.

Le premier curé nommé comme pasteur de la nouvelle communauté est l'abbé de Myttenaere. Il présidera aux destinées de la paroisse jusqu'au 30 avril 1939.
L'abbé Moest lui succède. Homme affable, au contact facile, il vit dans le dénuement le plus complet. Sa charité et son audience auprès des jeunes sont les points forts de son sacerdoce. Il crée les premiers mouvements de jeunesse dans notre paroisse. Aujourd'hui, les personnes qui ont fait partie du patro de l'époque s'en souviennent  encore avec émotion. C'est cette même année le 5 novembre 1939, que Monseigneur Carton de Wiart, évêque auxiliaire, procède à la bénédiction de la statue du Christ Roi installée dans la chapelle attenante au chœur qui lui est dédiée et qui a été construite à la mémoire et suivant le désir d'Auguste Lannoye, décédé en cette paroisse le 29 mai 1938.

En 1943 les orgues que nous connaissons aujourd'hui, du type néo-romantique, sont installées par le facteur d'orgue Delmotte  de Tournai,  soutenant ainsi
la chorale Saint-Pierre, chorale polyphonique créée un an plus tôt.
Le 5 août 1943 Monsieur l'abbé Moest décède et l'abbé De Coninck est nommé curé de la paroisse.
Le 2 août 1949 la consécration de l'église a lieu à l'occasion du 25ème anniversaire de sa construction. Le 20 décembre 1950 survient le décès du curé De Coninck. L'abbé Salens le remplace.
Pendant ce temps, la population du lieu s'est agrandie, les papeteries sont florissantes et la paroisse bien vivante. En octobre 1956 l'abbé Descotte devient curé de la paroisse, il le restera jusqu'en 1978.
Après une période d'intérim de quatre ans, assurée par l'abbé Norbert Gorrissen, curé de Saint-Sixte, l'abbé Yves Alberty est nommé curé à Saint-Pierre. Sous sa houlette, la paroisse se structure et les laïcs s'engagent. Un conseil paroissial est mis sur pied et officiellement installé par Monseigneur Remy Van Cottem, évêque auxiliaire du Brabant Wallon. Les groupes actifs s'étoffent et assistent le curé dans sa mission pastorale : catéchèse, liturgie, visites de malades… L'Association des Oeuvres Paroissiales (A.O.P.) se structure. Pendant ce temps, la Fabrique d'église entreprend de grands travaux de restauration de l'église et du presbytère.
En 1988, l'abbé Alberty quitte notre paroisse pour Braine-L'Alleud. En septembre de la même année, l'évêché installe un curé congolais, l'abbé Olivier Nkulu Kabamba. Les travaux de l'église et du presbytère se poursuivent.
En mars 1995, l'abbé Nkulu, appelé à d'autres fonctions, nous quitte et est remplacé par l'abbé Ambroise Mutshembe Luhembe Ona-Ndowa également de nationalité congolaise. Ce dernier, rappelé au Congo par son évêque en août 2001, est remplacé par l'abbé Salvator Ntibandetse originaire du Burundi. Il est installé le 15 septembre 2001 et poursuit sa mission pastorale pour le bonheur de tous
jusqu'en septembre 2010.

Le 12 septembre 2010, c'est l'abbé Marcel Kagoma qui lui succède et reprend le flambeau avec enthousiasme.

Aujourd'hui, sur le territoire de la paroisse résident près de 4.000 habitants.