Eglise St Pierre Prêtres

eglise saint-pierre genval

Les pasteurs au service de la paroisse St-Pierre.

 

Le premier curé nommé comme pasteur de la nouvelle communauté est l'abbé Emile de Myttenaere. Après avoir été durant 15 ans professeur au Petit Séminaire de Malines et curé à St-Josse-Ten-Noode durant 7 ans, il présidera dès 1921 aux destinées de la paroisse de Maubroux. Il y restera jusqu'à sa mort, le 30 avril 1939.

L'abbé Louis Moest lui succède en mai 1939. Homme affable, au contact facile, il vit dans le dénuement le plus complet. Sa charité et son audience auprès des jeunes sont les points forts de son sacerdoce. Il crée les premiers mouvements de jeunesse dans notre paroisse. Aujourd'hui, les personnes qui ont fait partie du "Patro" de l'époque s'en souviennent  encore avec émotion. C'est cette même année, le 5 novembre 1939, que Monseigneur Carton de Wiart, évêque auxiliaire, procède à la bénédiction de la statue du Christ Roi installée dans la chapelle attenante au choeur. Cette chapelle latérale a été construite à la mémoire et suivant le désir d'Auguste Lannoye, décédé le 29 mai 1938. Les vitraux de cette chapelle racontent la vie de Saint Augustin, le patron d'Auguste Lannoye. Mais elle porte le nom de "Chapelle Saint Augustin".
En août 1942, un nouvel orgue néo-romantique, installé par le facteur d'orgue Delmotte de Tournai, est inauguré. A cette époque, la guerre mondiale sévit avec ses ravages. L'église est ouverte et on y prie avec ferveur durant toute la journée. Un groupe de choristes se forme autour de Firmin Jamart et de ses filles Lucy et Anne-Marie. On chante au jubé, durant le Salut du St-Sacrement. C'est Walter Guns qui accompagne à l'orgue. Firmin Jamart fut le 1er chef de choeur de la chorale Saint-Pierre. Le 5 août 1943, l'abbé Louis Moest décède à l'âge de 47 ans.

C'est l'abbé Joseph DECONINCK qui est nommé curé de la paroisse en septembre 1943.
Firmin Jamart décède en 1947 et sa fille Lucy reprend la direction de la chorale. Le 2 août 1949 la consécration de l'église a lieu à l'occasion du 25ème anniversaire de sa construction.
La Chorale Saint-Pierre recrute et s'étoffe peu à peu. C'est l'enchantement à Genval. Les encouragements des paroissiens et l'arrivée d'Alex Fanard, le nouvel organiste, poussent le groupe à chanter les messes en latin pour deux voix mixtes à Pâques, à la Pentecôte, à la fête du Christ-Roi et à Noël.
Le décès du curé Deconinck survient le 20 décembre 1950.

L'abbé Eugène Salens le remplace. En arrivant à Genval, il a déjà une longue et riche expérience. Il a été professeur au Collège Sainte-Gertrude de Nivelles durant une dizaine d'années. En 1930, il devient curé de Ohain. Il assumera sa fonction de pasteur à Saint-Pierre de Genval de 1950 à 1956. Ce fut une période où la population du lieu s'agrandit considérablement : les papeteries sont florissantes et la paroisse bien vivante.
L'abbé Salens décède le 12 septembre 1956.

L'abbé Franz Descotte devient curé de la paroisse en octobre 1956 et il le restera jusqu'en 1978. Chaque année, il organise une excursion où l'on se retrouve "les pieds dans l'eau". La journée commence par une messe à 6 heures pour ceux qui le désirent, puis départ en bus vers un lieu touristique comme Florenville ou ailleurs en Belgique. Il encourage les mouvements de jeunesse. Il offre chaque année un banquet à l'occasion de la Saint-Cécile pour encourager la chorale qui, à partir de ce moment, participe à des concours et des festivals. L'abbé Descotte était habile de ses mains. C'est lui-même qui a construit l'autel en bois permettant de célébrer la messe face au peuple. Les chaises de l'église étaient alignées sur un tracé brun qu'il avait peint sur le granito. Il eut un peu de peine à accepter certaines réformes du Concile Vatican II. Il décida de se retirer en 1978.

Le Doyen Norbert Gorrissen avait une longue expérience monastique ayant été moine cistercien à l'Abbaye d'Orval puis professeur de philosophie à l'Université de Sao-Paulo. Mais au Brésil, son enseignement fut jugé trop dérangeant pour le régime de l'époque et il dut rentrer au pays. En 1978, il est déjà curé de Saint-Sixte quand l'évêque lui demande d'assurer en même temps la fonction de curé à Saint-Pierre. Il le fait avec beaucoup d'efficacité et apporte un esprit plus communautaire dans la paroisse. C'est avec lui que va se développer un soutien de la paroisse au village d'enfants des rues " Crianças do Mundo " du Brésil, une oeuvre créée par un couple de genvalois, Evelyne et Michel van der Meersch. L'abbé Norbert Gorrissen a été curé de Saint-Pierre de 1978 à 1982.

L'abbé Yves Alberty, qui était déjà vicaire à Genval-Saint-Sixte, lui succède comme curé à Saint-Pierre de 1982 à 1988. Sous sa houlette, la paroisse se structure et les laïcs s'engagent. Un conseil paroissial est mis sur pied et officiellement installé par Monseigneur Remy Van Cottem, alors évêque auxiliaire du Brabant Wallon. Le Père Moreau, jésuite de Bruxelles, est vicaire dominical. Les groupes actifs s'étoffent et assistent le curé dans sa mission pastorale : catéchèse, liturgie, visites de malades… L'Association des Oeuvres Paroissiales (A.O.P.) est créée. Pendant ce temps, la Fabrique d'église entreprend de grands travaux de restauration de l'église et du presbytère.
En 1988, l'abbé Alberty quitte notre paroisse pour la paroisse Saint-Sébastien de Braine-l'Alleud. Il sera ensuite doyen successivement de Braine-l'Alleud et de Perwez.

En septembre de la même année, l'évêché nous envoie un curé venu de la République Démocratique du Congo, l'abbé Olivier Nkulu Kabamba. Il sera curé de Saint-Pierre de 1988 à 1995 et apportera un beau dynamisme à la paroisse. Il possède le charisme de la communication. L'église qui se vidait de ses fidèles redécouvre une assemblée de plus en plus nombreuse.
Les travaux de l'église et du presbytère se poursuivent et seront menés à bien grâce à l'équipe entreprenante et dynamique de la Fabrique d'église de l'époque. En mars 1995, l'abbé Olivier Nkulu est appelé à d'autres fonctions à Limelette, à Lillois puis, en tant que professeur à l'Université de Montréal.

C'est l'abbé Ambroise Mutshembe Luhembe Ona-Ndowa, également de nationalité congolaise, qui le remplace. Il sera curé de St-Pierre de 1995 à 2001. Il quitte la paroisse en août 2001, rappelé dans son diocèse d'origine de Tshumbe au Congo. Son évêque l'a mis à la disposition de l'archidiocèse de Kinshasa au centre interdiocésain.

Un nouveau curé, l'abbé Salvator Ntibandetse, nous arrive du Burundi le 15 septembre 2001. Il va poursuivre la mission pastorale pour le bonheur de tous.
Dès 2005, il encourage un groupe de jeunes à lancer un des premiers Sites paroissiaux de la région qui deviendra "www.genvalsaintpierre.org".
Avec Salvator, des espaces de solidarité sont ouverts. Des synergies sont renforcées entre notre paroisse et la "Conférence de Saint Vincent de Paul" de la Commune de Rixensart.
Avec lui aussi, un parrainage est amorcé en direction du Burundi pour favoriser l'éducation des jeunes orphelins, suite aux terribles années de guerre. Cette action aboutira à un jumelage entre la paroisse de Matara (Burundi) et celle de Saint Pierre de Genval. L'abbé Salvator quittera notre paroisse en septembre 2010 pour assumer d'autres responsabilités dans les paroisses d'Ottignies et de Louvain-la-Neuve.

Le 12 septembre 2010, c'est l'abbé Tchuma Kagoma ( de l'archidiocèse de Mbandaka-Bikoro en République Démocratique du Congo) qui lui succède et reprend le flambeau. Il continue les actions entreprises par ses prédécesseurs et est apprécié pour son ouverture d'esprit.
En 2013, l'évêque lui demande d'assurer également la fonction de curé à la paroisse de Saint-Sixte. Il forme équipe avec l'abbé Jean-Claude Sakanya.
L'abbé Tchuma, qui a obtenu une licence en théologie dogmatique à l'UCL ainsi qu'une licence en pastorale et catéchèse, a reçu mission de l'évêque de mettre en place l'Unité Pastorale "Genval-Rosières-Bourgeois".
Il est aussi à l'origine d'une fondation pour les villages de la région de Boende au Congo, dans l'actuelle province de la Tshuapa. Cette fondation est engagée sur le terrain de la santé, de l'enseignement, de l'agriculture et de l'élevage. Elle se met au service de tous les habitants. Là, tout le monde se donne la main et on travaille ensemble: chrétiens de diverses confessions, musulmans et autres ! Un courant de solidarité anime la paroisse. Les gens s'investissent dans des actions diverses.
Après le Fond Tasnier, les énormes lotissements des anciennes Papeteries vont faire croître la population vivant sur le territoire de la paroisse. Grand défi pour l'avenir... Depuis 2019, Alain David, diacre permanent, collabore avec l'abbé Tchuma et un nouveau vicaire dominical a été nommé le 1er septembre de la même année en la personne d'Alexis Ndindabahizi.

Epilogue.

L'église Saint-Pierre de Genval a été le témoin privilégié de la naissance et du développement d'un village autour d'une grande entreprise. Elle a largement contribué à faire de Genval-Maubroux un lieu où toute une population: ingénieurs, ouvriers, artisans ont vécu, travaillé et chanté ensemble.

Mes recherches ont permis de mettre à jour quelques aspects intéressants de son histoire et de son patrimoine. On fêtera bientôt le centième anniversaire de cette paroisse. Peut-être y a-t-il parmi vous, lecteurs, des témoins qui pourraient nous conter d'autres événements qui ont fleuri ici.

N'hésitez pas à les faire connaître.

Paul Spies. Janvier 2020